Encyclopedie multimedia de la Shoah

SOMMAIRE IMPRIMER

   
DIZ Muenchen GMBH, Sueddeutscher Verlag Bilderdienst
  Roland Freisler, un nazi fanatique, fut nommé président du Volksgerichtshof (Tribunal du peuple) en 1942. Il en fit un instrument de la terreur nazie. Sous la direction de Freisler, la cour condamna des milliers d’Allemands pour leur opposition ...
Voir la photographie
  LE TROISIÈME REICH  

 

L'arrivée au pouvoir des Nazis signifia la fin de la République de Weimar, une démocratie parlementaire instaurée en Allemagne après la Première Guerre mondiale. Lorsqu' Adolf Hitler fut nommé au poste de chancelier, le 30 janvier 1933, l’État nazi (appelé «le Troisième Reich») devint vite un régime où les droits élémentaires n'étaient plus respectés. Après un incendie suspect au Reichstag (le Parlement allemand), le 28 février 1933, le gouvernement publia un décret suspendant tous les droits constitutionnels civils, instaurant un état d’urgence dans le cadre duquel les décrets pourraient être adoptés sans ratification parlementaire.

Dans ses premiers mois passés à la chancellerie, Hitler institua une politique de «mise au pas», c'est à dire d’alignement des individus et des institutions sur les objectifs nazis. La culture, l’économie, l’éducation et la loi passèrent toutes sous le contrôle des Nazis. Le régime tenta également d'aligner les églises allemandes sur sa doctrine et, bien que n’y ayant pas entièrement réussi, il obtint le soutien de la majorité des membres des clergés catholique et protestant.

 

 

Une propagande massive servit à diffuser les objectifs et idéaux du régime. À la mort du président allemand Paul von Hindenburg, en août 1934, Hitler assuma les pouvoirs de la présidence. Les officiers de l’armée lui prêtèrent un serment de loyauté personnelle. La dictature d’Hitler s’appuyait sur sa position de président du Reich (le chef de l’État), de chancelier (le chef du gouvernement) et de Führer (le chef du parti nazi.) Selon le «principe du Führer» (Führerprinzip) Hitler se tenait en dehors de l’État légal et tranchait en personne les questions politiques.

Hitler déterminait à la fois la législation intérieure et la politique étrangère de l’Allemagne. La politique étrangère était guidée par la croyance raciste que l’Allemagne était biologiquement destinée à s’étendre vers l’est par la force militaire et qu’une population allemande accrue, de race supérieure, devrait établir une domination permanente sur l'Europe orientale et en l'Union Soviétique. Les femmes devaient jouer un rôle important. La politique populationniste agressive du Troisième Reich encouragea les femmes «racialement pures» à porter le plus grand nombre possible d’enfants «aryens». Dans ce cadre-là, les peuples «racialement inférieurs», tels que les Juifs et les Tsiganes, devaient être éliminés. La politique étrangère nazie eut pour but dès l’origine de mener contre l’Union Soviétique une guerre d’annihilation, et les années de paix du régime se passèrent dans la préparation à la guerre. C’est dans le contexte de cette guerre idéologique que les Nazis planifièrent et réalisèrent la Shoah, le meurtre de masse des Juifs, considérés comme les ennemis «raciaux» par excellence.

 

 

Les critiques ouvertes du régime furent supprimées par la Gestapo (police secrète d'État) et par le service de sécurité (la SD) du parti nazi. Cependant le gouvernement d’Hitler était populaire auprès de la majorité des Allemands. Il exista toutefois en Allemagne une certaine forme d’opposition à l’Etat nazi, allant du non-conformisme à la tentative d’assassiner Hitler le 20 juillet 1944.

 


Articles en Anglais

 
Third Reich
 


Copyright © United States Holocaust Memorial Museum, Washington, D.C.
Translation Copyright © Mémorial de la Shoah, Paris, France