Encyclopedie multimedia de la Shoah

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United States Holocaust Memorial Museum
  Partisan juif pendu avec une pancarte déclarant : “Nous sommes des partisans et avons tiré sur des soldats allemands.” Zolochev, Pologne, entre 1941 et 1944.
Autres photographies
  LA RÉSISTANCE JUIVE ARMÉE : LES PARTISANS  

 

L'essentiel de la résistance juive armée se déploya après 1942, dans un effort désespéré, lorsqu'il apparut clairement que les nazis avaient assassiné la plupart des membres de leurs familles et de leurs coreligionnaires. Malgré des obstacles importants (comme le manque d'armes et d'entraînement, l'organisation d'opérations en zone hostile, la réticence à laisser derrière eux les membres de leurs familles et l'omniprésence de la terreur nazie), de nombreux Juifs, dans toute l'Europe sous occupation allemande, tentèrent d'opposer aux Allemands une résistance armée. Que ce soit individuellement ou en groupes, les Juifs s'engagèrent dans des actions de résistance, contre les Allemands et leurs alliés au sein de l'Axe. Des unités spécifiques de résistance juive combattirent en France, en Belgique, en Ukraine, en Biélorussie, en Lituanie et en Pologne. Des Juifs combattirent également au sein d'organisations de résistance, en France, en Italie, en Yougoslavie, en Grèce et en Union soviétique.

LA RESISTANCE JUIVE ARMEE EN EUROPE ORIENTALE
 
En Europe orientale, des unités juives combattirent les Allemands dans les ghettos et derrière les lignes de front, dans les forêts. L'essentiel de la résistance armée juive débuta en 1943. Toutefois, il convient de noter que des mouvements de résistance générale dans les régions, combattant dans des conditions plus favorables et bénéficiant d'une plus grande sympathie de la part des populations locales, ne commencèrent pas non plus à combattre avant 1943.

 

 
La résistance juive armée dans les ghettos et les camps, 1941-1944
Autres cartes

Malgré un soutien minime et même une certaine hostilité liée à l'antisémitisme des populations locales, des milliers de Juifs combattirent les Allemands en Europe orientale. Des unités de résistance apparurent dans plus de 100 ghettos en Pologne, en Lituanie, en Biélorussie et en Ukraine. Les Juifs résistèrent lorsque les Allemands tentèrent de mettre en place des ghettos dans un certain nombre de petites villes de Pologne orientale, en 1942. Des révoltes eurent lieu à Starodubsk, Kletsk, Lachva, Mir, Tuchin, et dans plusieurs autres villes. Lorsque les Allemands liquidèrent les ghettos en 1943, ils durent faire face à la résistance juive armée à Cracovie, Bialystok, Czestochowa, Bedzin, Sosnowiec et Tarnow, ainsi qu'à un soulèvement majeur à Varsovie. Des milliers de Juifs s'enfuirent des ghettos et rejoignirent les unités de partisans dans les forêts environnantes. Des Juifs de Minsk, par exemple, créèrent sept unités de combat de partisans. Des Juifs de Vilno, Riga et Kovno formèrent également des groupes de résistance.

En Biélorussie occidentale, en Ukraine occidentale et dans l'Est de le Pologne, furent créés des camps familiaux de résistance dans lesquels les civils juifs réparaient les armes, fabriquaient des vêtements, préparaient les repas des combattants et assistaient les partisans soviétiques dans leurs opérations. Quelque 10 000 Juifs survécurent à la guerre en se réfugiant auprès d'unités de partisans juifs. Le camp créé par Tuvia Bielski dans la forêt de Naliboki en 1942, par exemple, offrit un refuge à 1 200 Juifs.

 

   
Olga naquit dans une famille nombreuse juive de la province de Bessarabie, ...
Les témoignages
 
 

 

Il y eut même des soulèvements dans les camps d'extermination de Treblinka, Sobibor et Auschwitz en 1943 et 1944.

 

 

LA RESISTANCE JUIVE ARMEE EN EUROPE OCCIDENTALE
 
En France, l'"Armée Juive", un groupe de partisans juifs français, fut créée à Toulouse en janvier 1942. Composée de membres des mouvements de jeunesse sionistes, l'Armée Juive combattit à Toulouse, Nice, Lyon et Paris et dans les environs de ces villes. Ses membres firent passer en contrebande de l'argent de Suisse en France pour aider les Juifs à se cacher. Ils permirent à plus de 500 Juifs et non-Juifs de se rendre en Espagne, pays neutre, et participèrent en 1944 à des combats contre les Allemands à Paris, Lyon et Toulouse. "Solidarité", une unité communiste juive de résistance, conduisit également des attaques contre les occupants allemands à Paris. De nombreux Juifs rejoignirent également la résistance française.

En Belgique, une unité de résistance comprenant des Juifs et des non-Juifs (appelée également "Solidarité") fit dérailler un train de déportation en avril 1943. Le 25 juillet 1942, des résistants Juifs attaquèrent et mirent le feu aux fichiers de l'Organisation des Juifs de Belgique que les Nazis avaient imposée. Les Juifs furent également actifs dans les mouvements clandestins néerlandais et italiens.

L'impact de la résistance armée juive ne doit cependant pas être exagéré. Elle ne put faire que peu de choses pour empêcher les nazis de mettre en oeuvre les massacres de masse. L'essentiel de la résistance juive contre les nazis travaillait surtout à des opérations de secours, aidait les gens à se cacher ou à s'enfuir, et tentait d'apporter une assistance psychologique pour résister aux persécutions. Néanmoins, la résistance armée organisée fut la forme la plus directe de l'opposition juive aux nazis.

 


Articles en Anglais

Articles complémentaires

Armed Jewish Resistance: Partisans
La résistance juive
Les soulèvements juifs dans les ghettos et les camps, 1941-1944
Les parachutistes juifs de Palestine
La résistance spirituelle dans les ghettos


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