Encyclopedie multimedia de la Shoah

SOMMAIRE IMPRIMER

   
Bildarchiv Preussischer Kulturbesitz
  Vue du camp de concentration de Gross-Rosen. Allemagne, 1942.
Autres photographies
  GROSS-ROSEN  

 

Le camp de concentration de Gross-Rosen fut créé à l'origine en août 1940 en tant que "satellite" du camp de concentration de Sachsenhausen. Le camp fut nommé d'après le village voisin de Gross-Rosen. Appelé aujourd'hui Rogoznica, ce village se trouvait à environ 60 km de Wroclaw (l'ancienne Breslau), dans l'ouest de la Pologne actuelle. En mai 1941, Gross-Rosen devint un camp de concentration autonome.

LES SOUS-CAMPS DE GROSS-ROSEN
 
Dans en premier temps, les prisonniers furent employés principalement comme travailleurs forcés pour la construction du camp et dans la carrière de granite voisine que possédait la SS. L'importance croissante de l'utilisation des prisonniers des camps de concentration dans la production d'armement conduisit à l'expansion de Gross-Rosen, qui devint le centre d'un complexe industriel et le pôle administratif d'un vaste réseau d'au moins 97 sous-camps. Au 1er juin 1945, le complexe de Gross-Rosen comptait 76 728 prisonniers. Près de 26 000 d'entre eux étaient des femmes, juives pour la plupart. Ce fut l'une des plus importantes concentrations de femmes dans l'ensemble du système nazi de camps.

 

 
Les principaux camps en Grande Allemagne, avec indication de Gross-Rosen
Autres cartes

Plusieurs centaines de prisonniers avaient été détenus à Gross-Rosen entre 1940 et 1943. A la fin de l'année 1943, un afflux massif de Juifs provoqua une augmentation importante de la population. A partir de mois d'octobre de cette année-là et jusqu'en janvier 1945, 60 000 prisonniers juifs furent déportés à Gross-Rosen. La plupart d'entre eux venaient de Pologne et, à partir de mars 1944, de Hongrie. D'autres aussi venaient d'Europe de l'Ouest et du Sud. Un grand nombre de ces Juifs venait des 28 camps de travail forcé qui avaient fait partie du système de l'Organisation Schmelt en Silésie.

Bon nombre de ces prisonniers travaillèrent dans des sociétés telles que Krupp, I.G. Farben et Daimler Benz. Les prisonniers juifs ne commencèrent à arriver dans le camp principal qu'à partir de l'automne 1944, avec l'évacuation d'Auschwitz.

 

 

L'un des sous-camps les plus connus de Gross-Rosen fut celui de Brünnlitz, en Bohême, créé dans une ancienne usine textile grâce aux efforts d'Oskar Schindler. Après la fermeture de ce camp à Cracovie-Plaszow, 1 100 prisonniers juifs qui avaient travaillé ici pour Schindler furent envoyés à Brünnlitz, où ils purent survivre à la guerre.

 

 
Gross-Rosen
1940 – 1945

Consulter la chronologie

LA LIBERATION DE GROSS-ROSEN
 
Alors que les troupes soviétiques approchaient en janvier 1945, les Allemands commencèrent à évacuer le complexe de Gross-Rosen. Les camps secondaires se trouvant sur la rive orientale de l'Oder furent démantelés. Au début du mois de février 1945, le camp principal fut évacué, suivi d'autres sous-camps. Environ 40 000 prisonniers, dont la moitié de Juifs, furent contraints de prendre part à des marches de la mort, avançant à pied vers l'Ouest dans des conditions extrêmes. La plupart des survivants fut alors transportée par voie ferrée à Bergen-Belsen, Buchenwald, Dachau, Flossenbürg, Mauthausen, Dora-Mittelbau et Neuengamme - des camps situés à l'intérieur du Reich. De nombreux prisonniers moururent pendant les évacuations par manque de nourriture et d'eau. Les gardes SS tuèrent les prisonniers qui étaient devenus trop faibles pour continuer. L'armée soviétique libéra le camp principal de Gross-Rosen le 13 février 1945.

On estime que parmi les 120 000 prisonniers qui passèrent par le réseau de camps de Gross-Rosen, 40 000 moururent soit à Gross-Rosen, soit pendant l'évacuation du camp.

 


Articles en Anglais

 
Gross-Rosen
 


Copyright © United States Holocaust Memorial Museum, Washington, D.C.
Translation Copyright © Mémorial de la Shoah, Paris, France