Encyclopedie multimedia de la Shoah

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Jewish War Veterans Museum
  Affiche (publiée par les vétérans de guerre juifs des Etats-Unis) appelant au boycott des produits allemands. New-York, Etats-Unis, entre 1937 et 1939.
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  LES ETATS-UNIS ET LA SHOAH  

 

Le secours aux Juifs ne constituait jamais une priorité pour le gouvernement des Etats-Unis. Les responsables politiques alliés ne voyaient pas non plus toujours clairement comment ils pourraient organiser une aide d’envergure derrière les lignes allemandes. En partie à cause de l’antisémitisme qui règnait dans le pays, de l’isolationnisme, de la crise de 1929 et de la xénophobie, la politique du Département d’Etat américain (sous le mandat de Cordell Hull) rendit difficile l’obtention de visas d’entrée pour les réfugiés.

Le Département d’Etat tarda également à dévoiler les rapports faisant état du génocide. En août 1942, il reçut un télégramme confirmant les plans nazis visant à assassiner les Juifs d’Europe. Ce rapport, adressé par Gerhart Riegner (le représentant du Congrès juif mondial à Genève), ne fut pas transmis. Le Département d’Etat demanda au rabbin américain Stephen Wise, qui avait lui aussi reçu le rapport, de s’abstenir d’en faire état. La presse américaine ne rendit pas compte in extenso des rapports sur les atrocités nazies. En 1943, le messager polonais Jan Karski informa le président Franklin D. Roosevelt de rapports sur des assassinats en masse que lui avaient remis les dirigeants juifs du ghetto de Varsovie. Dans l’immédiat, aucune action décisive ne fut prise.

 

 

Le 19 avril 1943, les représentants américains et britanniques se rencontrèrent aux Bermudes pour résoudre les problèmes des réfugiés de guerre. Aucune proposition d’envergure ne fut envisagée. En janvier 1944, Roosevelt créa, au sein du ministère des Finances, un Bureau des réfugiés de guerre chargé de faciliter l’aide aux réfugiés en péril. Le port de Fort Ontario, dans l’état de New York, était censé accueillir les réfugiés. Cependant, ceux qui y parvinrent, ne venaient pas des zones occupées par les Nazis, mais plutôt des zones libérées.

Au printemps 1944, les Alliés étaient au courant de meurtres perpétrés par gaz asphyxiant à Auschwitz-Birkenau. Les dirigeants juifs implorèrent en vain le gouvernement des Etats-Unis de bombarder les chambres à gaz et les voies ferrées menant au camp. Du 20 août au 13 septembre 1944, l’armée de l’air américaine bombarda le complexe industriel d’Auschwitz-Monowitz, situé à moins de quinze kilomètres des chambres à gaz de Birkenau. Les Etats-Unis maintinrent cependant leur politique de non-intervention dans les secours et ne bombardèrent ni les chambres à gaz ni les voies ferrées utilisées pour le transport des prisonniers.

 


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The United States and the Holocaust
 


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