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  LA RÉSISTANCE ALLEMANDE À ADOLF HITLER  

 

Le gouvernement d'Adolf Hitler fut populaire dans les années 1930 pour une majorité d'Allemands. Même si la Gestapo (police secrète de l'Etat) et le Service de sécurité (SD), qui dépendait de la SS, réprimaient toute critique ouverte contre le régime, il y eut une certaine opposition allemande contre l'Etat nazi et contre l'embrigadement, dont la finalité était l'alignement des individus et des institutions sur les objectifs nazis.

L'opposition prit diverses formes, depuis le non-respect de la réglementation nazie jusqu'aux tentatives d'assassinat d'Hitler. Parmi les premiers opposants au régime figuraient les opposants politiques de partis de gauche, le Parti social démocrate et le Parti communiste allemand. Cependant, l'opposition de gauche en Allemagne s'avéra inefficace, car la Police de sécurité (Sipo) la supprima par la violence.

 

 

Par ailleurs, dès leur accession au pouvoir, les nazis tentèrent de "coordonner" la vie religieuse. Même si le Condordat conclu entre le Vatican et le Troisième Reich en juillet 1933 réglementait les relations entre le Reich et l'Eglise catholique, les nazis en vinrent à réprimer des groupes catholiques et voulurent diffamer l'Eglise par une série de procès connus sous le nom de "Procès des prêtres". Tout en restant officiellement silencieuse sur la question de la persécution des Juifs, l'Eglise joua un rôle dans l'opposition à l'extermination des handicapés mentaux ou physiques ("euthanasie"). Par ailleurs, des membres du clergé cherchèrent individuellement à protéger ou à aider les Juifs.

L'opposition au régime nazi gagna également un très petit nombre de jeunes allemands, dégoûtés par la participation obligatoire aux Jeunesses hitlériennes. A Munich, en 1942, des étudiants de l'université créèrent un groupe de résistance appelé la Rose blanche. Ses dirigeants, Hans Scholl, sa soeur Sophie Scholl et le professeur Kurt Huber, furent arrêtés et exécutés en 1943 pour avoir distribué des tracts anti-nazis.

 

 

Un groupe qui comprenait des officiers et des diplomates conservateurs pensait que la mort violente de Hitler déclencherait une révolte anti-nazie générale. Des officiers tentèrent d'assassiner Hitler le 20 juillet 1944, dans son quartier général de Prusse orientale, à Rastenburg. Le colonel Claus Schenk von Stauffenberg plaça une bombe dans une mallette près de Hitler lors d'un briefing sur les opérations sur le front de l'est. Le complot prévoyait que Karl Goerdeler, homme politique conservateur de la droite traditionnelle, remplacerait Hitler comme chancelier. Ce groupe comptait même à sa périphérie d'anciens nazis désabusés comme le président de la police de Berlin Wolf Heinrich Comte von Helldorf et le chef de la police criminelle (Kripo) Arthur Nebe. Hitler survécut à l'explosion, le coup d'Etat échoua, et Roland Freisler, président du Tribunal populaire de Berlin, présida le procès des personnes impliquées dans le complot. Freisler déclara tous les accusés coupables. Ils furent exécutés dans la prison de Plötzensee, à Berlin.

 


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Articles complémentaires

German Resistance to Hitler
La mise en place de la dictature nazie
Le Troisième Reich
La résistance non-juive


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