Encyclopedie multimedia de la Shoah

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United States Holocaust Memorial Museum
  Jardins potagers gérés par l’American Friends Service Committee (le Secours Quaker américain) dans le cadre de l’effort quaker de secours aux détenus dans le camp de Gurs. Gurs, France, vers 1943.
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  LES QUAKERS  

 

Les quakers, un mouvement religieux chrétien également appelé la Société des Amis, fut fondée en Angleterre au milieu du XVIIe siècle. Leur nom provenait du "tremblement" (quaking, en anglais) parfois associé à une intense émotion religieuse.

Originaire des îles britanniques, la philosophie quaker se répandit en quelques décennies dans le nord-ouest de l’Europe et dans les colonies britanniques. Les quakers adoptèrent une organisation rituelle simple consistant en assemblées culturelles et en réunions administratives. Les premiers quakers furent souvent persécutés, condamnés à des amendes et emprisonnés pour infractions aux lois religieuses et civiles. Ils refusaient de participer aux églises officielles, de prêter serment, de payer la dîme ou de porter les armes. Ils insistaient pour organiser leur propre culte et, en dépit des interdictions, se livraient au prosélytisme.

 

 

Pendant et après la Première Guerre mondiale, l’American Friends Service Committee (AFSC), une association caritative quaker installée aux États-Unis, prodigua des secours en Allemagne et plus tard dans toute l'Europe. L'aide apportée en Allemagne et ailleurs est incontestable. Mais, au cours des premières années du régime nazi, les activités de l’AFSC en faveur des réfugiés furent limitées. Cette attitude fut imputée au dilemme rencontré par les quakers qui craignirent, en s’élevant contre la persécution des Juifs, de compromettre en Allemagne la réputation qu’ils avaient mis plusieurs années à acquérir.

Après la Nuit de cristal, l’AFSC, sous la direction de Rufus M. Jones et la présidence de Clarence E. Pickett, intensifia son action en faveur des réfugiés. En 1939, ils soutinrent le projet de loi Wagner-Rogers, finalement rejeté, qui prônait un dépassement des quotas pour les enfants réfugiés. De telles activités furent cependant entravées par le refus des quakers de la base de participer activement aux secours, que ce soit financièrement ou en recueillant des familles de réfugiés.

 

 

L’AFSC devint la principale source de soutien du Comité pour les enfants et l’organisation qui lui succéda, la Fondation pour les enfants réfugiés. Ces deux organisations, toutes deux fondées en 1940, avaient pour vocation d’aider les Juifs – et en premier lieu les enfants – à quitter l’Europe pour s’installer aux États-Unis.

 

 

Du fait de la participation de l’AFSC aux secours à travers l’Europe avant la Seconde Guerre mondiale, les Nazis traitèrent les quakers avec respect et leur permirent de poursuivre leurs activités humanitaires dans le sud de la France pendant l’Occupation. L’AFSC coopéra étroitement avec des organisations juives d’aide sociale, notamment le American Jewish Joint Distribution Committee, et apporta son assistance aux réfugiés juifs en France, en Espagne et au Portugal.

Au cours des années 1941 et 1942, l’AFSC choisit des enfants juifs parmi ceux qui se trouvaient dans des foyers et des camps de réfugiés du sud de la France pour les transférer aux États-Unis sous les auspices du Comité américain de protection des enfants européens. Les réalisations de l’AFSC montrent que l’activité interconfessionnelle en faveur des Juifs européens pouvait être couronnée de succès.

 


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Quakers
 


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