Encyclopedie multimedia de la Shoah

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Federation Nationale des Deportes et Internes Resistants et Patriots
  Ce complexe de plusieurs étages servit en tant que camp de transit de Drancy. L’écrasante majorité des Juifs déportés de France y furent détenus avant leur déportation. Drancy, France, 1941-1944.
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  DRANCY  

 

Le camp de Drancy doit son nom à la ville de la banlieue nord-est de Paris où il fut créé par les Allemands en août 1941 pour servir de camp d'internement pour les Juifs étrangers en France ; il devint par la suite le principal camp de transit pour les déportations de Juifs à partir de la France. Jusqu'au 1er juillet 1943, la police française fournit le personnel du camp, qui était supervisé par la Police de sécurité allemande (Sipo-SD). En juillet 1943, les Allemands prirent directement le contrôle du camp de Drancy, sous le commandement de l'officier SS Aloïs Brunnert.

Le camp était un bâtiment en U à plusieurs étages qui était un projet immobilier de logements bon marchés non terminé avant la guerre. Le bâtiment et sa cour étaient entourés de fils de fer barbelés. Le camp avait une capacité de 5 000 prisonniers. Quatre camps annexes, dont trois furent utilisés à l'origine comme entrepôts pour les biens juifs confisqués, étaient dispersés dans Paris : au 43 Quai de la Gare (derrière la gare d'Austerlitz), au 2 rue de Bassano (dans l'hôtel particulier confisqué de la famille Cahen d'Anvers), et dans le magasin de meubles Levitan (rue du Faubourg Saint-Martin). L'hôpital Rotschild fut considéré aussi comme une annexe de Drancy ; les malades du camp y était envoyés. Environ 70 000 prisonniers passèrent par Drancy entre août 1941 et août 1944. A l'exception d'un petit nombre de prisonniers (pour la plupart des membres de la résistance française), l'immense majorité des prisonniers étaient des Juifs. Quelques milliers de prisonniers purent obtenir leur libération pendant la première année de l'existence du camp.

 

 
Les principaux camps nazis en Europe, janvier 1944
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Le premier convoi vers Auschwitz quitta Drancy en mars 1942. A partir de juillet 1942, les Allemands commencèrent à déporter systématiquement les Juifs de Drancy vers les camps d'extermination de Pologne. Chaque transport comptait environ 1 000 Juifs. Au total, entre ce premier transport et le dernier qui eut lieu le 31 juillet 1944, 64 759 Juifs furent déportés à partir de Drancy, en 64 transports. Environ 61 000 de ces Juifs furent envoyés à Auschwitz-Birkenau. Les Allemands déportèrent également 3 753 Juifs de Drancy vers le camp d'extermination de Sobibor.

Un tiers des Juifs déportés de Drancy était de nationalité française. Les autres étaient des Juifs nés à l'étranger qui avaient immigré en France dans les années 20 et 30, principalement de Pologne, d'Allemagne et, après 1938, d'Autriche. De nombreux artistes et intellectuels juifs français de renom furent détenus à Drancy, dont le poète Max Jacob, la chorégraphe Renée Blum et le dramaturge et humoriste Tristan Bernard.

 

 

Les 15 et 16 août 1944, alors que les forces alliées approchaient, les autorités allemandes de Drancy s'enfuirent après avoir brûlé tous les documents du camp. Le Consul général de Suède, Raoul Nordling, prit en charge le camp le 17 août et demanda à la Croix-Rouge française de s'occuper des 1 500 prisonniers qui restaient à Drancy. Moins de 2 000 parmi les 65 000 Juifs déportés à partir du camp de Drancy survécurent à la Shoah.

 

 
Drancy
1941 – 1944

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