Encyclopedie multimedia de la Shoah

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United States Holocaust Memorial Museum
  Réfugiés arrivant à Prague en provenance des Sudètes à la suite de leur annexion par l’Allemagne. Prague, Tchécoslovaquie, vers octobre 1938.
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  LES RÉFUGIÉS JUIFS  

 

Entre 1933, date de l'arrivée au pouvoir du parti nazi et 1939, plus de 300 000 Juifs émigrèrent d’Allemagne et d’Autriche. Les pays occidentaux craignirent une vague de réfugiés, particulièrement à la suite des pogroms de la Nuit de cristal, du 9 au 10 novembre 1938. Bien que 85 000 réfugiés juifs soient parvenus aux États-Unis entre mars 1938 et septembre 1939, le nombre de visas d'entrée accordé demeura bien en deçà du nombre de la demande. À la conférence d'Evian de 1938, aucun pays, excepté la République Dominicaine, ne se montra prêt à augmenter ses quotas d’immigration. En 1939, tant Cuba que les États-Unis refusèrent d’admettre les 900 juifs allemands qui s’étaient embarqués à Hambourg sur le bateau, le «Saint-Louis». Le navire fut forcé de rester en Europe où il fut accueillit par la Belgique, les Pays-Bas, la France et la Grande-Bretagne. En fin de compte, nombre de ses passagers périrent dans les camps de concentration ou d’extermination.

Plus de 50 000 Juifs allemands émigrèrent en Palestine au cours des années trente en vertu des clauses de l’Accord de Haavara (Transfert). Cependant, en 1939, avec l’adoption par le Parlement britannique d'un Livre Blanc, de sévères restrictions à l’immigration juive vers la Palestine furent imposées. Au fur et à mesure que le nombre de destinations hospitalières diminuait, des dizaines de milliers de Juifs allemands, autrichiens et polonais émigrèrent à Shanghai, l’un des seuls endroits au monde qui n’exigeât pas de visa.

 

 
L'émigration juive en provenance d'Allemagne, 1933-1940
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Au cours de la Seconde Guerre mondiale, même lorsque les rapports concernant le génocide nazi commencèrent à atteindre l’Ouest, le Département d’État américain ne réussit pas à alléger les strictes limites imposées à l’immigration. Malgré les restrictions britanniques, un nombre limité de Juifs entra en Palestine pendant la guerre à travers l’immigration dite «illégale» (Aliyah Bet) ou par d’autres moyens. En 1938-1939, la Grande-Bretagne allait elle-même réduire son propre quota d’immigrants, et ce, bien que le gouvernement britannique ait autorisé l’entrée de quelques 10 000 enfants juifs dans le cadre d’un programme spécial dit Kindertransport (Transport d’enfants). Lors de la conférence des Alliés aux Bermudes en 1943, aucune proposition concrète de secours ne résulta des débats.

La Suisse accueillit environ 30 000 Juifs, mais en refoula des milliers d’autres à ses frontières. L’Espagne accepta un nombre limité de réfugiés puis elle les envoya promptement vers le port de Lisbonne au Portugal. De là, des milliers d’entre eux réussirent à s’embarquer pour les États-Unis en 1940-1941, alors que des milliers d’autres ne purent obtenir de visas.

 

   
Gerda était la fille unique d'une famille juive. Ils vivaient à Breslau, ...
Les témoignages
 
 

 

Après la guerre, des centaines de milliers de survivants (les personnes déplacées) trouvèrent refuge dans des camps administrés par les Alliés. Aux États-Unis, les restrictions à l’immigration étaient encore en vigueur. L’immigration en Palestine (Aliyah) demeurait encore sérieusement restreinte. Les Britanniques internèrent les immigrants illégaux en route pour la Palestine dans des camps de détention à Chypre entre 1945 et 1948.

 

 

Avec la création de l’État d’Israël en mai 1948, les réfugiés juifs commencèrent à affluer dans ce nouvel État souverain. Les États-Unis admirent 400 000 personnes déplacées entre 1945 et 1952, dont près de 20 pour cent étaient des réfugiés juifs survivants de la Shoah.

 


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Refugees
 


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